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Des microbilles aux nanocristaux, Anomera voit grand pour son usine pilote de Témiscaming

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Anomera a été développée avec des chercheurs de l’université McGill. Ces gens-là ont trouvé une recette qui pouvait faire en sorte qu’en extrayant les nanocristaux de la cellulose, on pouvait remplacer certains produits comme des microbilles pour les cosmétiques. C’est un produit qui est biodégradable, explique le directeur de l’usine, Marc Hénault.

On entend souvent parler des microbilles de plastique que contiennent les cosmétiques et de leurs effets sur l'environnement. L’entreprise Anomera est sur le point de mettre en production une nouvelle technologie novatrice qui pourrait changer la donne.

Située sur le site de Rayonier à Témiscaming, l’entreprise compte produire et mettre en marché d’ici 2022 des nanocristaux de cellulose, une solution écologique pour remplacer les microbilles de plastique dans plusieurs cosmétiques.

Anomera est une entreprise de Montréal spécialisée dans les nanoparticules. Elle compte des installations à Mississauga en Ontario et dans la ville de Témiscaming, où son usine pilote est en cours d’installation.

Quatre travailleurs dans une usine.

La technologie a été développée grâce à l'aide de l'Université McGill.

PHOTO : RADIO-CANADA / TANYA NEVEU

Anomera a été développée avec des chercheurs de l’université McGill. Ces gens-là ont trouvé une recette qui pouvait faire en sorte qu’en extrayant les nanocristaux de la cellulose, on pouvait remplacer certains produits comme des microbilles pour les cosmétiques. C’est un produit qui est biodégradable, explique le directeur de l’usine, Marc Hénault.

 

De la forêt au rouge à lèvres

Anomera puise donc sa matière première à partir de l’industrie forestière, puisque les nanocristaux sont créés à partir de la cellulose. 16 millions de dollars ont été investis à l’usine de Témiscaming afin d’aménager les équipements nécessaires à la transformation du produit. Anomera compte créer entre 15 et 20 emplois en pleine production, soit 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.

On veut produire jusqu’à 125 tonnes de nanocristaux par année pour être capable de faire des expansions. Une fois qu’on va avoir prouvé qu’on peut produire ce matériel-là à plus grande échelle, on veut agrandir l’usine dans son procédé pour monter à 250 tonnes et ensuite pouvoir prendre de la croissance au niveau d’autres usines, projette le directeur de l’usine.

L’entreprise Chanel a participé aux travaux réalisés par une équipe d’une vingtaine de chercheurs. Anomera espère mettre en marché ses premiers nanocristaux en 2022, un procédé unique au monde qui pourrait révolutionner l’industrie des cosmétiques.

Pour protéger cette nouvelle technologie, Anomera est détenteur de brevets un peu partout à travers le monde, même en Europe et au Japon

 

Les propriétés des nanocristaux, techniquement, sont meilleures au niveau de la coloration. Le produit va être plus doux, par exemple, dans le cosmétique, en plus de la propriété d’être biodégradable versus les microbilles, ajoute Marc Hénault.

Des clients déjà au rendez-vous

Plusieurs clients ont déjà manifesté leur intérêt d’acquérir ce nouveau produit.

On a déjà une partie de notre production qui est vendue. Du moment qu’on a produit notre première tonne, commercialement parlant, on a déjà des ententes à ce niveau-là, se réjouit Marc Hénault.

Si Anomera vise la filière des cosmétiques pour le moment, elle pourrait aussi fournir des matériaux pour améliorer plusieurs produits, comme le béton coulé, les adhésifs et la peinture, en protégeant l’environnement.

 

Référence: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1826264/anomera-temiscamingue-microbilles-nanocristaux

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