
Un fabricant de tuyaux d’échappement de Lanaudière «est sur le qui-vive» depuis que Trump a flanqué ses droits de douane de 25% sur les voitures qui ne sont pas «Made in USA».
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«Ça vient toucher nos clients qui vendent par la suite leurs véhicules aux États-Unis», explique au Journal Michèle Caron, directrice générale de Tubes Caron, à Lanoraie.
«Notre plus gros client a un carnet de commandes de trois ans fermés, mais il pourrait y avoir des contrats annulés ou transférés à d’autres», observe-t-elle.
Fondée en 1987, sa PME familiale d’une quarantaine d’employés fabrique des tuyaux d’échappement, des pièces hydrauliques et des tubulures.
Au fil du temps, elle a su se démarquer avec son savoir-faire. Elle envoie ses pièces aux grands fabricants de voitures ontariens, qui les expédient ensuite aux États-Unis.
Riposte canadienne
Or, les sautes d’humeur tarifaires de Trump viennent de changer la donne.
«Ce qui fait déjà mal actuellement, c’est la riposte du Canada avec ses contre-tarifs de 25% parce que notre matière première provient des États-Unis», précise Mme Caron.
Tubes Caron devra se diversifier en sortant peut-être de l’automobile pour aller dans le pneumatique ou autres machineries industrielles.
Même si l’industrie automobile est plus concentrée en Ontario, de nombreux ateliers d’usinage et des fabricants vont payer le prix chez nous de la valse de décrets de Trump.
À Lanoraie, une ville de 5400 habitants de la MRC D’Autray, la PME Tubes Caron fait vivre quarante familles.
PME touchées
Dans le secteur automobile, cela touchera les plus petits, car 45% des entreprises ont 50 employés et moins, selon le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie (MEIE).
«J’ai des clients en panique. Des donneurs d’ordre viennent de leur dire d’arrêter de produire d’avance. Ça va leur coûter cher. Ce sont eux qui vont manger le coup», lance Benoit Cormier, président de GLM Conseil, qui aide nos PME à être plus productives.
«C’est clair qu’il va y avoir un impact, mais on n’est pas encore en mesure de dire lequel», note de son côté Patrice Maltais, directeur des relations avec les parties prenantes et des affaires québécoises chez Constructeurs mondiaux d’automobiles du Canada (CMAC).
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